




Photos prises à la Soirée Taandava du 17 nov. au Jardin d'Eau à Goyave :
1. Consuelo Marlin, Bharata Natyam (St Pierre, Martinique)
2,3. Danseuses de la troupe Mario Coco (Guadeloupe)
4,5. Mayoleurs de St François (Guadeloupe)
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"Dans le monde créole, il n’y a pas que des racines africaines, il y a également des ancêtres venus de l’Inde ; pour certains, des ancêtres chinois ; sans parler de nos ancêtres colons européens", selon Danielle Palmyre, directrice de l’Institut Catholique de l"ile Maurice.
Se situant au croisement des sciences humaines, principalement l’anthropologie, et de la réflexion croyante d’une théologienne, Danielle Palmyre jette sur son pays, la société dans laquelle elle vit et le groupe humain dont elle est issue un regard à la fois lucide et marqué par une espérance.
Pour elle, ce qui caractérise les cultures créoles au sens large, c’est la complexité. Une complexité telle qu’on n’arrivera pas à démêler les différentes racines à l’origine de cette culture. Il faut faire avec cette complexité actuelle en se disant qu’on doit aussi faire le deuil de racines originelles qu’on pourrait retracer et vers lesquelles on pourrait revenir.
Il y a tout ce mythe du retour vers les racines ancestrales. En même temps, dans la complexité actuelle, il y a des traces ancestrales qu’il faut assumer totalement. C’est un peu une identité composite qu’il n’est pas facile de cerner et dont il faut respecter la complexité. L’être humain est créatif de culture. À partir de tous ces morceaux d’épaves qu’il a recueillis, il a construit quelque chose de neuf.
Danielle Palmyre,
Directrice de l’Institut Catholique de l'Île Maurice
auteur de Culture créole et foi chrétienne, paru en déc. 2007.
Photos © J2S 2007.