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17/11/2007

V.P. VASUHAN EXPOSE A LA COURNEUVE ET A PARIS, NOV 07 - JANV. 08

Vasuhanportrait Quittant les bouffes de Paris, c’est dans le cadre plus social de La Courneuve que nous nous sommes rendus au soir du vendredi 2 novembre 2007 pour assister au vernissage de l’exposition de peinture d’un sympathique artiste trentenaire, V.P. Vasuhan.

Originaire d’Alaveddy dans la région tourmentée de Jaffna au nord de Sri Lanka, V.P. Vasuhan n’a pas perdu ses années passées comme réfugié.

Avant d’arriver en France, il a séjourné à Chypre où il a étudié la peinture, et visité Israël, l’Egypte, l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche.

Son attachement pour la France, il dit le devoir à la richesse de la production artistique du pays.

Même après la Deuxième Guerre mondiale, nous a-t-il expliqué, la France a connu une impressionnante profusion d’art et de grands artistes.

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13/11/2007

REVIENS !

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Mieux que France et mieux qu'une Inde, j'aime mon île en eau, son montage entre mer, montagne, mornes marrons et grands ravins, rappelant au petit cœur battant que la vie a ses plans plein la tête. Mon îlot tu me fais dériver loin du regard des vieux monuments d'un continent aux trop historiques héros écumeurs. Tous ces braves, enfants qui ont franchi la mer pour l'illusion d'un vivre, copier, singer, gratter pour dépenser, courant après ce luxe, amour du différent sans déférence, théâtre enfermé, folie d'enfer qui t'écrase le premier cheveu blanc venu. Gars et filles envieillis dont l'âme a perdu le refrain, les repères d'alizés, le souffle fort des vagues d'écume, douillette et clapotis, pour s'en aller peiner aux cadences d'horloge à trains, poètes égarés ramassant hagards pelles de maux en non-lieu, filles mordant l'ordure. J'aime mon île en eau, son vert ses bleus et ses rivières, son murmure enfantin, son ralentir naïf et reposant, le sourire anodin du paysan qui sème et arrache, chapeau au vent négligemment tenu, le soupir de la vieille qui peine à se lever matin d'arthrose pour envoyer maïs après ses poules. Pays d'enfants tous âges, tu me tiens dans ton creux, dans ta verte foison et ta case en pente. Mes promenades te sillonnent comme un courant balisé par les souvenirs de tendresse reçue et de retour en soi. Reviens, fille égarée, dont les rêves factices, la fuite, la méprise-jadis, ont fait marionnette, girouette au festival oppressant, l'excitation dorée de la terne finance. Reviens chez toi, fils ! Bercails et caramboles te rediront et te rendront la vie ! 

J.S. Sahaï, 11 nov. 07.

Peinture numérique de l'auteur.