N'oublions pas la Da qui berça le petit Aimé.
En Martinique on appelait la nourrice d'un enfant sa Da, en Guadeloupe on disait la Mabo (de “ma bonne”). C'était, dans les familles qui pouvaient se l'offrir, la seconde mère, la servante attentionnée qui était attachée à l'enfant et veillait à son confort et à sa bonne éducation.
Aimé Césaire, naquit et vécut enfant sur la Plantation Eyma de Basse-Pointe, dans le nord de la Martinique. Sa Da était d'origine indienne, comme le sont encore bon nombre d'habitants de l'endroit. Âgée, cette dame eut toujours libre droit d'accès en Mairie de Fort-de-France, même en période de crue, pour voir l'enfant devenu écrivain, puis maire, puis député - celui qu'elle avait nourricé. Les chants tamouls dont elle le berça restèrent dans sa mémoire, il les évoquait à l'occasion.




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